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Nous enrichir l'un l'autre... | 15 novembre 2009

Publié par ToujoursRebondir à 23:35:08 dans Textes qui me "parlent" | Commentaires (2) |

Les mots... | 19 octobre 2009





[...] Les mots, et les gestes qui les accompagnent sont d'une portée immense pour ceux qui les disent, comme pour ceux qui les entendent. Il est une façon de se moquer de l'autre, en dénonçant des petits travers bien connus, qui expriment bien plus de tendresse et de complicité que ne le feraient de longs discours. Même certains agacements sont le fait d'une grande affection. Seul l'amour permet une telle connaissance de l'autre.

L'essentiel est d'accepter de part et d'autre que l'on soit des être humains et que l'on n'ait pas besoin d'être parfait pour être aimé. Il est bon de se dire ou de s'entendre dire, à travers des mots, mais aussi des gestes et des regards ; "Je me préoccupe de toi, je ne veux pas que tu ais mal, j'ai envie que tu sois bien. Merci pour ce que tu fais, pour ce que tu es...". Tout l'amour est là. [...]




Catherine Bensaid
Extrait de "Je t'aime, la vie".




Publié par ToujoursRebondir à 13:04:52 dans Textes qui me "parlent" | Commentaires (2) |

Pour être heureux... | 19 octobre 2009







Il ne faut que des fleurs

Un filtre de soleil

Et quelques graines de bonheur

Le chant des oiseaux

Le toit d'une maison

Et la brise du vent.



Pour être heureux

Il faut s'entourer de vertus

S'emmitoufler d'amour

Se nourrir de passion

Prendre dans sa main celle d'un être cher.



Pour être heureux

Il faut regarder le ciel

En oubliant la terre

Fermer les yeux sur le passé

Pour les ouvrir sur le rêve



Pour être heureux

Il ne faut plus penser

Que l'on puisse être malheureux



Pour être heureux

Entre nous... il nous faut si peu!

 

Anonyme




Publié par ToujoursRebondir à 09:35:18 dans Textes qui me "parlent" | Commentaires (2) |

Le rejet et la fuite | 08 octobre 2009





Quand une personne se sent rejetée (souvent de manière chronique et cela depuis sa petite enfance), elle adopte des masques, elle adopte un comportement fuyant. Elle va chercher à fuir les personnes ou les situations qui la font ou risquent de la faire se sentir rejetée. Les masques sont décryptables dans la forme du corps physique, chaque masque allant de pair avec certaines caractéristiques du corps. Ils sont très visibles à l’âge adulte.


Le visage et les yeux sont fuyants, souvent petits. Ils semblent vacants ou vides car la personne à tendance à fuir dans son monde. Le visage lui-même donne l'impression de porter un masque car les yeux sont très souvent cernés. Le dos est vouté, comme s'il voulait s'enrouler sur lui-même. Les épaules sont rentrées, le cou est baissé.

 
La première réaction d'une personne qui se sent rejetée est de fuir les autres, de les éviter tout en espérant leur attention. Elle veut malgré tout qu'on s'apperçoive qu'elle existe même si elle ne croit pas beaucoup à son droit d'existence. Elle se sent plus à l'aise dans son monde et se construit des "chateaux en Espagne". Elle s'identifie souvent à d'autres personnes ayant une personnalité très différente de la sienne.    


Une personne qui a un regard fuyant sera significative de quelqu'un vivant dans un monde imaginaire. Elle recherche sans cesse l’amour et transfère fréquement ce besoin vers d’autres personnes du même sexe. 


Elle supporte très mal la moindre remarque, même si elle lui est positive et constructive, les considérant comme un rejet d'elle-même dans son intégralité.


La personne fuit facilement, cherche à "se cacher", à ne pas se faire remarquer. C'est "un corps" qui ne veut pas prendre trop de place, trop d'espace. Elle se trouve généralement dans un état de peur continuelle, d'angoisse, et pense que sa présence n’est pas désirée (même si c'est injustifié), voir génante. Elle est souvent dans la lune, pas vraiment présente, voir totalement absente, enfermée dans sa bulle. Elle s’habille avec des couleurs ternes ou en noir. Dans une foule ou dans un groupe, elle cherche à s'effacer comme pour disparaître, à écouter les autres plutôt que de s’exprimer, à éviter les regards. Si elle doit s'exprimer, elle buttera sur ses mots, à la limite du bagaiement.  Dans la rue en compagnie d'autres personnes, elle se tiendra en arrière.  Elle aura le regard posé vers le sol, évitant de croiser le regard des autres.


C’est souvent une personne ayant peu ou pas d’amis dès l'école, puis ensuite au travail et dans leur vie sociale. On la considère comme solitaire et on la laisse souvent seule. Plus elle s'isole et plus elle semble devenir invisible. Elle entre dans un cercle vicieux. Elle devient tellement effacée que les autres ne la remarquent pas. Elle se trouve ainsi de plus en plus seule et se donne ainsi raison de se sentir rejetée. Si une relation se construit, elle la sabote dans son enfermement, ne parvenant pas à la maintenir véritablement dans le temps. La personne qui souffre de la blessure de rejet a des difficultés à s’aimer et à s’accepter. Elle se rejette elle-même et rejette inconsciemment les autres en détruisant ce qui peut se construire solidement, préférant détruire que d'envisager que ce soient l'autre qui puissent le faire.


Le fuyant ne semble pas attaché aux biens matériels (ils l’empêchent de fuir à son goût) et pourtant il peut s'y accrocher en accumulant ce qui peut lui sembler être rassurant. Il se demande ce qu'il fait sur cette planète et il a de la difficulté à croire qu'il pourrait être heureux ici.


Il est souvent intéressé par le spirituel dans lequel il peut rapidement "se perdre" totalement. Il peut également avoir des difficultés dans sa vie sexuelle dans la mesure ou la sexualité le ramène trop fort en contact avec un corps qu’il cherche à ignorer.


Le fuyant se rejettant lui-même, il a du mal à accepter ses réussites, ses victoires. La plupart du temps, il préfère ne rien entreprendre de peur de l'échec. Il s’accuse tout en se victimisant quand il croit que les autres le rejettent. Il se considère comme nul, capable de rien. Il pense facilement que les autres sont mieux que lui, font mieux que lui, sont plus capables que lui. Pour cette raison, il va essayer par tous les moyens d'être "parfait" pour se valoriser à ses propres yeux et aux yeux des autres. Le mot "NUL" est très présent dans son vocabulaire lorsqu'il parle de lui-même ou des autres... On l'entendra souvent dire que les autres l'ont considéré comme NUL depuis sa petite enfance (son père, sa mère, ses enseignants...).


Cette attitude, typique de la blessure de rejet, est vécue essentiellement avec des personnes du même sexe, en se sentant abandonné, déçu, trahi… par elles. 


La blessure de rejet est liée à beaucoup de peurs issues de l’enfance.


Ces peurs, souvent irréelles et totalement injustifiées, à l’âge adulte engendrent un vide d’énergie et une sensation de fatigue quasi permanente. Ces personnes sont attirées par les choses sucrées pour compenser ce manque d’énergie. Elles se justifiront de leur fatigue par un manque de sommeil ou un sommeil perturbé ou par des douleurs physiques (souvent juste mentales).  Ces personnes sont celles qui ont le plus tendance à l’anorexie.


La prise de conscience est difficile à faire.  Il est possible commencer à en devenir conscient en observant les situations où nous nous sentons rejetés par les autres. Ceux qui nous rejettent sont là pour nous montrer à quel degré nous nous rejetons nous-même. Ces situations de sentiment de rejet de l'autre se renouvellent fréquement dans leur vie car ils sont capables aussi facilement d'éprouver un amour passionnel qu'une haine exacerbée pour une même personne.


Les personnes souffrant de la blessure de rejet ont besoin de beaucoup d’amour pour être aidées mais il est très difficile de combler leur besoin qui bien souvent n'est jamais assouvi. Ils ont besoin de toujours plus de preuves d'amour tout en en ayant peur (la peur de perdre). Paradoxalement avec ce besoin d'amour, ils provoquent leur propre solitude en s'effacant continuellement.




Plus la blessure de rejet est forte chez une personne,

plus elle s'attire ou produit des circonstances pour être

rejetée ou rejeter quelqu'un d'autre.
 


Ces personnes reprochent aux autres tout ce qu'ils ne

font pas eux-même et ne veulent pas voir.



Extraits des ouvrages de Lise BOURBEAU
"Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même"
" Ton corps dit : Aime-toi"




Publié par ToujoursRebondir à 16:07:49 dans Textes qui me "parlent" | Commentaires (12) |

Syndrôme du CALIMERO ou syndrôme de la victime | 07 octobre 2009

 

PSYCHOLOGIE Les professionnels le nomment


« syndrome de la victime »


C'est bien volontiers que nous abordons ce thème aujourd'hui




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PSYCHOLOGIE


Les professionnels le nomment « syndrome de la victime » C'est bien volontiers que nous abordons ce thème aujourd'hui.


Tout d'abord, le syndrome de Calimero n'est pas une maladie dont on trouve les références dans un dictionnaire médical. Le syndrome de Calimero est une manière populaire de désigner les gens qui sont centrés sur eux-mêmes et qui passent beaucoup de temps à se plaindre. Calimero est ce personnage de dessin animé aux grands yeux tristes, coiffé d'une demi-coquille d' ½uf et qui répète : « C'est trop injuste ! », attendant d'être aidé, délivré, pris en charge.


C'est ce que font les personnes qui vivent avec la croyance que le monde est juste, que les gens sont tous bienveillants, que l'Etat est là pour subvenir à leurs besoins et que prévoir ne sert à rien. Puis, un jour, elles se retrouvent dans de grandes difficultés et sont persuadées qu'elles sont victimes d'une société injuste.


Il y a victime et victime. Ces personnes-là ne sont pas les « vraies » victimes, celles qui ont subi des maltraitances, des agressions, qui ont traversé des épreuves tragiques, qui ont enduré quelque chose de grave et de précis. Les « vraies » victimes ne deviennent pas des victimes à long terme qui s'identifient à ce rôle. Elles cherchent de l'aide, des moyens de s'en sortir et parfois sont capables de rebondir, de trouver des ressources qui leur permettent de devenir résilientes, l'épisode de vie pénible qu'elles ont traversé devenant une expérience dont elles font quelque chose de positif.

Les Calimeros


Les Calimeros pensent que la vie devrait être un long fleuve tranquille qu'ils auraient à parcourir sur un solide bateau dans le sens du courant. Lorsque les épreuves, les contrariétés, les conflits surgissent, les Calimeros les vivent comme des agressions personnelles. Ils y voient toujours une injustice terrible ! Cette perception de la vie et des événements leur enlève toute possibilité d'action, et la vie récompense l'action. Malheureusement, les Calimeros n'agissent pas, ils se plaignent.


Une employée d'institution de santé parlait, l'autre jour, des difficultés relationnelles qu'elle avait avec sa responsable et qu'elle considérait comme du mobbing. C'était la troisième fois que nous l'entendions parler de ce conflit avec sa collègue : « Vous vous rendez compte, me faire ça, à moi ? » L'une de ses collègues lui demanda: « Et qu'est-ce que tu as fait pour changer cette situation ? » ? « Mais rien ! Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? J'ai besoin de ce boulot ! »


Le terme utilisé par les professionnels pour désigner le syndrome de Calimero est « syndrome de la victime ». Pour le professeur Marc Feldman, se présenter en victime dans notre société comprend un certain nombre d'avantages : cela peut apporter de la sympathie, une diminution des responsabilités et même parfois de l'admiration ... Sortir du triangle. Comme il existe aussi des personnes qui bâtissent leur estime d'elles-mêmes en « sauvant » des « victimes », de nombreuses relations interpersonnelles sont douloureuses.


Il arrive fréquemment qu'un sauveur aide une victime en souhaitant de la reconnaissance ou l'établissement d'un certain contrôle ou d'une prise de pouvoir sur cette dernière. Lorsque la personne pour qui « il a tant fait » se montre ingrate ou décide de vivre sa vie selon ses propres désirs, le sauveur peut se transformer en victime de la victime, puis souvent en persécuteur de la personne qu'il avait aidée. C'est ce que l'analyse transactionnelle (Karpman) nomme le « triangle dramatique ».


Pour la victime, il s'agit de reprendre le pouvoir sur elle-même, de devenir consciente des difficultés qui sont les siennes et de trouver l'aide nécessaire, en faisant des demandes précises et en assumant la pleine responsabilité de sa vie. Pour le sauveur, il s'agit d'apprendre à considérer l'autre comme un être humain capable d'autonomie, de refuser d'agir sur la base des plaintes de l'autre, mais plutôt de l'aider à transformer ses plaintes en demandes précises. 


- Bonjour, Madame, comment allez-vous ? 

- Oh ! ça va pas ! J'ai pas le moral !

- Mais vous devriez sortir un peu. Je vais vous acheter un billet pour le concert qui aura lieu demain à la grande salle. Vous verrez, ça vous fera du bien !

- Vous savez, je ... 

- Allez, allez, je viendrai vous chercher à 19 h 45.


La « bienfaitrice », dans cet exemple, considère Mme X comme une victime incapable de décider ce qui lui ferait du bien. Une relation de bonne qualité aurait été bâtie sur une question: « Vous n'avez pas le moral aujourd'hui, voulez-vous en parler ? » ou « Est-ce que je peux vous être utile ? » Ainsi, Mme X aurait pu prendre la responsabilité de choisir ce qui pouvait la soulager, et le jeu du triangle n'aurait pas eu lieu. Le secret des relations harmonieuses consiste à prendre la responsabilité de sa propre vie tout en étant ouvert aux besoins des autres et à éviter, par tous les moyens, de vouloir faire pour les autres ce qu'ils n'ont pas demandé ou ce pour quoi ils n'ont pas donné leur accord (à part les cadeaux d'anniversaire !). La vie n'est pas un long fleuve tranquille, elle comporte des injustices, des drames, des mystères, rien n'est garanti d'avance. Vivre pleinement, c'est savoir cela et garder l'espoir chevillé au corps malgré tout. C'est savoir manifester de la gratitude pour tout ce qui est beau et bon, c'est être pleinement humain et laisser Calimero dans les albums de bande dessinée.


Nous souhaitons à chacun de vous, amis lecteurs, une très bonne semaine.


 

Sources: http://www.lematin.ch/, article du 25/04/2004


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Merci à Ninie pour ce texte très parlant.






Publié par ToujoursRebondir à 14:05:12 dans Textes qui me "parlent" | Commentaires (8) |

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